Régionales en Ile-de-France : Julien Bayou, tête de liste de l’union de la gauche

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Même Anne Hidalgo (PS) a appelé ce dimanche soir la gauche à se rassembler derrière Julien Bayou. Le secrétaire national d’EELV est le grand gagnant à gauche de l’échiquier politique francilien. « Ce soir dans notre région, tout est possible ! Il existe un chemin vers la victoire. Le changement est à portée de main. » Il est 21h25 au QG de campagne parisien des Verts et Julien Bayou, tête de liste d’Europe Ecologie les Verts (EELV) en Ile-de-France, prend la parole sous les applaudissements de son équipe de campagne. Avec 13,7 % des voix, Julien Bayou arrive devant Audrey Pulvar (PS, 11,2 %) et Clémentine Autain (LFI-PC, 10,1 %). Le candidat écolo passe même devant Laurent Saint-Martin (LREM) qui plafonne à 11,8 % !

En tête des listes de gauche, Julien Bayou, l’air grave mais visiblement soulagé, a déjà les yeux fixés sur le 2e tour : « J’appelle ce soir les listes de gauche et de l’écologie à se retrouver et à fusionner. » Face aux caméras qui l’assaillent, l’homme fort de la gauche francilienne ne fait pas mystère des négociations qu’il va devoir mener une bonne partie de la nuit : « On va démarrer la fusion en bon ordre ce soir pour être en campagne dès demain (lundi). Il y a bien sûr des nuances mais rien de bloquant. L’enjeu, c’est tourner la page du système Pécresse. »

«Nous pouvons conquérir la région»

Forcément, du côté d’Audrey Pulvar, la pilule est amère. « Nous n’avons pas réussi à convaincre. Je suis déçue. » C’est par ces mots qu’Audrey Pulvar, candidate socialiste, a encaissé les résultats, entourée de son staff, très discret dont Emmanuelle Cosse, Eric Pliez ou encore Emmanuel Grégoire avec ses béquilles. La candidate socialiste est restée barricadée pendant près de 2 heures. À 21h30, quand les estimations sont tombées, reléguant le poulain d’Anne Hidalgo en 4e position, avec 11,2 % de suffrages, Audrey Pulvar n’est pas apparue. « On attend que les positions se stabilisent », lâchait un autre membre de son staff, laissant entrevoir les négociations qui s’annonçaient. « Ce n’est pas une défaite d’Anne Hidalgo, a insisté Emmanuel Grégoire. Pas de sanction. On accepte le verdict des urnes. »

 Julien Bayou, tête de liste de l’union de la gauche

À 22 heures, la députée insoumise Clémentine Autain apparaît dans son QG de la rue Amelot (XIe), elle, rayonnante. « On est contents, et vous n’avez pas fini d’entendre parler de nous, lâche-t-elle sous un tonnerre d’applaudissements. À ce moment, elle est à 10,1 %. Avec Julien Bayou, nous serons au coude-à-coude avec Valérie Pécresse, c’est historique. Et, face à cette droite qui flirte avec les extrêmes, nous ne lâcherons rien. Nous pouvons conquérir la région. »

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