Pour éviter les bouchons en Ile-de-France, télétravaillez plutôt mardi ou jeudi

Il y a 1 mois 40

Vous vous apprêtez à aller travailler à votre bureau mardi ? Mauvais choix. Si vous optez pour la voiture, vous allez assurément vous retrouver coincés dans les bouchons sur des axes franciliens particulièrement encombrés. Et si vous préférez les transports en commun, vous avez de grandes chances de voyager dans des trains et métros bondés. La cellule data du Parisien s’est penchée de près sur les données de Sytadin, le site dédié à la circulation dans le Grand Paris et d’Ile-de-France Mobilités, l’autorité régulatrice des transports pour savoir quel jour, depuis le 25 mai, il était préférable de choisir pour travailler depuis chez soi (pour ceux qui le peuvent).

Sans surprise, le mardi matin reste, surtout sur les routes, la journée la plus chargée. Comme avant la crise. « C’est le début de la semaine, on est encore assez frais pour prendre les transports ou supporter les bouchons, il n’y a pas encore de perspectives de week-end », analyse Jean, un salarié qui a opté pour ce jour-là. En moyenne, on enregistre 319 kilomètres de bouchons aux heures de pointe du matin et 253 kilomètres, le soir. C’est donc la journée la plus difficile de la semaine. C’était déjà le cas en 2019, avec encore davantage de bouchons le soir. Vient ensuite le jeudi, là aussi sans surprise. Les données montrent en moyenne 264 kilomètres de bouchons le matin et 242 kilomètres le soir sur les axes franciliens. Un peu moins que le mardi mais plus que les autres jours.

Circulation en hausse le mercredi matin et vendredi soir

À l’inverse - et comme attendu - mieux vaut donc se déplacer le lundi. Il faut tout de même composer ce jour-là avec les 264 kilomètres de bouchons le matin en moyenne et 227, le soir. Le mercredi peut aussi être une solution, même si le pic du matin (271 kilomètres de bouchons) est particulièrement élevé avec une progression importante (+ 44,9 %) par rapport à 2019 ! Plus que le jeudi matin. Le soir en revanche, c’est un peu moins que les autres jours avec 230 kilomètres « seulement ».

Enfin, le vendredi est la journée du grand écart. C’est la matinée la moins embouteillée. On serait donc tentée de prendre la route. Sauf que, depuis la levée des restrictions, les Franciliens semblent clairement avoir des envies d’ailleurs. Conséquence : le vendredi soir, on enregistre 329 kilomètres de bouchons ! En moyenne, c’est environ 40 kilomètres de plus qu’avant la crise sanitaire. Et ce vendredi, le pic a même atteint 450 kilomètres.

Depuis la levée des restrictions, les vendredis soirs connaissent de très importants pics de bouchons, comme ici, le 18 juin avec 450 kms à 18 heures.

Depuis la levée des restrictions, les vendredis soirs connaissent de très importants pics de bouchons, comme ici, le 18 juin avec 450 kms à 18 heures. DR

La direction des routes d’Ile-de-France (Dirif) rappelle toutefois que « ce n’est pas parce qu’il y a plus de voitures qui circulent qu’il y a plus de congestions (en longueur de bouchons ou durée/dureté du bouchon) ». Et même si on enregistre une augmentation de 1 à 3 % de la congestion, « notre réseau peut débiter et soutenir, comme c’était le cas au premier déconfinement, assure la Dirif, la différence, cette fois, c’est l’état de fonctionnement du périphérique. A l’époque, il était très fluide grâce au télétravail, au développement des modes de déplacement doux comme le vélo, aux fermetures d’écoles… Mais il l’est aujourd’hui beaucoup moins ».

Le mardi chargé aussi dans les transports

Dans les métros ou les RER, la différence de fréquentation selon les jours est, en revanche, bien moins franche. Ile-de-France Mobilités reconnait qu’il est encore trop tôt pour faire ce type d’analyse et qu’il faudra attendre que la fréquentation se stabilise. Car à ce stade : « On note une augmentation d’1 % à 2 % chaque jour, pour atteindre 66 % de fréquentation le mercredi 9 juin ». Bien plus que les derniers mois. D’une façon générale toutefois, IDFM remarque que « les habitudes de déplacements sont semblables à celles d’avant la crise » : le mardi et le jeudi restent les journées les plus chargées. Rien ne semble donc figé. Les Franciliens en sont encore à chercher de nouvelles habitudes. Le télétravail - et pourquoi pas le décalage des horaires - pourrait encore faire évoluer ces données, en fonction de ce que les employeurs autoriseront et de ce que les employés choisiront. A moins qu’une nouvelle vague de Covid ne le décide pour eux après l’été.

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