Paris : la boutique de téléphonie mobile cachait du recel à grande échelle

Il y a 3 jours 22

En pistant son bien, cet homme a retrouvé son sac à dos, son matériel informatique. Mais il ne pensait pas retrouver aussi plusieurs centaines d’objets provenant de vols stockés dans le sous-sol d’une boutique de téléphonie mobile de la rue des Pyrénées (Paris XXe).

Mercredi 8 septembre, il dîne à la terrasse d’un restaurant dans le IXe arrondissement. À la fin du repas, il découvre que son sac à dos contenant du matériel informatique a disparu. Prudent, il avait installé un traceur GPS sur son sac. La localisation est précise. Le mercredi soir, le butin se trouve rue Vauvenargues, dans le XVIIIe arrondissement. Il dépose plainte.

Le lendemain, jeudi 9 septembre, le sac s’est déplacé et est désormais immobile sur la carte rue des Pyrénées. À l’adresse indiquée, les policiers trouvent une boutique de téléphonie mobile. Ils investissent les lieux et découvrent au sous-sol « une multitude d’objets numériques », selon les propos d’une source proche de l’enquête.

Des cartes magnétiques pour ouvrir les immeubles

Rien d’étonnant, en théorie, pour un magasin spécialisé. Sauf que beaucoup de ces objets sont déclarés volés. Dans le détail, sur 375 smartphones, au moins 117 ont été volés. Sur les 33 ordinateurs trouvés, 10 ont été signalés dérobés. Il y a aussi 9 montres de luxe dont au moins 2 provenant de vols. Les agents mettent également la main sur 22 tablettes. À ce stade de l’enquête, rien ne permet de dire s’il y a du recel de ce côté. Par ailleurs, il y a aussi dans ce sous-sol une pierre noire portant des traces dorées servant très probablement à tester l’or, une balance de précision et des chaînes, bagues, colliers. Enfin, ils découvrent trois cartes magnétiques blanches pouvant servir à entrer dans des immeubles et 11 540 euros en liquide.

Les deux hommes âgés de 35 et 42 ans ont été placés en garde à vue dans les locaux du commissariat du XXe arrondissement. L’enquête se poursuit pour en savoir plus sur l’origine de tout ce butin. « Ce sont souvent des téléphones volés à l’arrachée qui sont cédés à ces boutiques, note une source policière. Elles les remettent ensuite en circulation en les reconditionnant ».

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