Elections régionales en Île-de-France: Valérie Pécresse s’offre Paris, Bayou créé la surprise

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Une victoire certes, mais une petite victoire. Valérie Pécresse (Libres !) est arrivée en tête avec près de 33 % des voix à Paris. Un résultat honorable mais qui est loin de lui assurer la victoire finale dimanche prochain à l’issue du second tour. En effet, avec un Julien Bayou (EELV) à 18 %, une Audrey Pulvar (PS) à 13 % et une Clémentine Autain (LFI-PCF) à 2 %, l’affaire s’annonce mal engagée, voire très compliquée. L’union de la gauche étant déjà réalisée ou, en tout cas, en bonne voie, l’actuelle présidente de la région a du souci à se faire pour garder son fauteuil.

D’ailleurs, dans son discours à son QG de campagne du VIIIe arrondissement, rue de Turin, elle a certes remercié ses électeurs mais a immédiatement fustigé la gauche dans son ensemble. Les trois candidats en ont pris pour leur grade. Mais cette stratégie sera-t-elle la bonne pour convaincre les Franciliens de se déplacer dans une semaine et de soutenir sa liste ? La question est sans réponse. D’autant plus que LREM a prévu de se maintenir et que le RN, en Ile-de-France, peut aussi être une sacrée épine dans la chaussure de Valérie Pécresse.

« S’abstenir ou disperser les voix, c’est faire élire cette gauche extrême »

« Face à nous, nous trouverons une coalition d’une gauche radicale qui inclut l’extrême gauche de Monsieur Mélenchon. Cette gauche-là a perdu sa boussole républicaine. Elle a voté contre notre charte de la laïcité, contre notre bouclier de sécurité et contre l’interdiction du burkini sur les îles de loisirs. Elle défend les réunions racisées. Elle impose une écologie punitive et antisociale qui s’en prend à toutes les voitures au lieu de lutter contre la pollution. Elle veut enfermer nos jeunes dans l’assistanat quand nous voulons les conduire vers l’emploi », assène Valérie Pécresse. Et d’enchaîner : « Dimanche prochain, les Franciliens décideront de leur avenir. S’abstenir ou disperser les voix, en votant RN, ou même en votant LREM, c’est faire élire cette gauche extrême. C’est bien un choix de société. Il est entre vos mains ! »

Mais la véritable surprise est venue de Julien Bayou. Le secrétaire général d’EELV, tête de liste à Paris et dans la région, a réussi le tour de force de s’imposer comme la première force politique de gauche dans la capitale. Il semble loin le temps où les Verts étaient une force d’appoint pour le Parti socialiste afin de gagner une élection dans la capitale comme il y a un an. Désormais, avec ce leadership, ils prennent les choses en main. Une donnée qui sera intéressante de suivre dans les prochains jours, mois et même année. L’écologie serait-elle en train gagner Paris ? Si tous les partis se sont réclamés de l’écologie, il semble que seul EELV en ait tiré son avantage. Julien Bayou, l’ex-enfant de chœur rebelle, est même désormais en capacité de diriger une région de 12,2 millions d’habitants.

La soupe à la grimace chez Audrey Pulvar

Sophia Chikirou, tète de liste LFI-PCF Paris, se montrait, elle, ravie de ce premier tour des régionales : « C’est le retour de la France insoumise à Paris ! Je suis très heureuse. La campagne de Danielle Simonnet à la législative partielle du XXe n’y est pas pour rien. Nous avons acquis une nouvelle visibilité. On voit bien le retour des forces de gauche, mais aussi l’échec d’Audrey Pulvar, candidate d’Anne Hidalgo. Les Parisiens ne sont pas dupes. »

Forcément, c’est la soupe à la grimace dans le clan d’Audrey Pulvar. A Paris, avec un peu moins de 13 % elle n’a pas su séduire les électeurs d’Anne Hidalgo. Un coup dur pour l’ex-journaliste qui se présentait pour la première fois comme tête de liste à une élection.

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