Sophie Outh Gauer, médecin légiste

Il y a 1 semaine 16

Ecoutez l'interview dans son intégralité

Contrairement à ce qu’on pourrait penser et à ce qu’on peut voir dans les séries télé, le quotidien de Sophie Outh Gauer n’est pas uniquement de travailler sur des cadavres. Elle vient en aide également aux victimes de violences par exemple. 

On est là pour aider la police à comprendre la gravité des agressions 

Vol à l’arraché, violence conjugale, maltraitance, victime d’attentat... Sophie Outh Gauer reçoit les victimes pour constater les blessures mais aussi évaluer les conséquences sur la vie future de la personne. Des constats qui permettent d'évaluer la gravité du délit. 

La médecine légale est un environnement très particulier. Sophie Outh Gauer est arrivée ici un peu par hasard, par curiosité, par le besoin de “voir comment ça se passe en vrai” 

Mais pour ses parents qui voulaient qu’elle soit médecin, l’annonce de partir vers l’anatomie-pathologique, a un peu coincé. 

Ils auraient préféré Cardiologue ou ophtalmo ou quelque chose qui interroge moins, qui fait moins débat pendant lors des repas de famille

Le plus difficile à vivre pour elle est l’odeur, même si ses collègues plus expérimentés disent qu’on finit par s’y habituer. Parfois elle se projette en pensant que la personne morte pourrait être un ami mais cela ne dure pas très longtemps, le protocole de l’autopsie reprend le dessus. 

Sophie Outh Gauer se rend certaines fois sur les scènes de crime pour faire les premières constatations qui peuvent être utiles notamment en terme de datation. 

Petite précision de Sophie Outh Gauer. Pour devenir médecin légiste, au-delà des études, il faut aussi certaines qualités. Il faut une certaine aisance littéraire et être rigoureux dans le compte rendu car au tribunal, le moindre terme va être interprété. 

Le rôle du médecin légiste

L’envie de devenir médecin légiste

La pratique et le rapport à la mort

Les liens avec la police judiciaire

Lire la Suite de l'Article