PSG-Monaco : Six défaites, un seul point contre le top 5, et si Paris finissait à la place du con ?

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Kylian Mbappé n'a pas trouvé la faille contre l'AS Monaco, le 21 février 2021.

Kylian Mbappé n'a pas trouvé la faille contre l'AS Monaco, le 21 février 2021. — FRANCK FIFE / AFP
Paris n’a pris qu’un point sur quinze contre les meilleures équipes du championnat depuis le début de saison. Jamais sous l’ère QSI, le champion en titre n’avait été menacé de finir hors du podium à ce stade de la saison. Marco Verratti a confié son inquiétude après cette nouvelle opportunité gâchée contre Monaco.

Au Parc des Princes,

Résistons ici à la tentation d’accabler ce pauvre Mauricio Pochettino, qui doit déjà descendre à la cave pour trouver assez d’attaquants valides à aligner deux fois par semaine. Mais enfin quand même. Qu’il gagne brillamment, comme au Camp Nou, ou qu’il perde sans discussion un match décisif dans la course au podium, comme dimanche soir, l’Argentin ne dit rien. Un mur à peine lézardé par des banalités qui s’enchaînent plus vite qu’une transmission de variant anglais.

« Tout le monde peut avoir son opinion, mais s’il y a un coupable c’est moi » « J’assume la responsabilité de la défaite » « Tant que ce sera mathématiquement possible, on se battra pour le titre ».

On avait pourtant tout plein de chiffres susceptibles de l’intéresser avec cette défaite en deux coups de cuillère à pot contre l’ASM, sans aucune occasion franche pour son équipe, même en sortant les jumelles.

>> Paris a déjà perdu 6 matchs de Ligue 1 cette saison, un record sous l’ère QSI entamée en 2011/12. C’est aussi le plus grand nombre de défaites du PSG sur un même exercice de Ligue 1 depuis 2010/11 (8).

>> Paris n’a pris qu’un point sur quinze (1 SUR 15, ONE OF FIFTEEN, UNO DE QUINCE) contre le top 5 cette saison, ledit top 5 incluant les valeureux Lensois (souvenez-vous, après les vacances à Ibiza).

>> Lille (58 points), Lyon (55), le PSG (54), Monaco (52) : après 26 journées, les quatre premiers se tiennent en seulement 6 points. La Ligue 1 n’avait plus connu un tel resserrement depuis 2010/2011, dernière saison juste avant l’arrivée du Qatar (les cinq premiers en 5 points à ce stade de la saison).

Jamais autant de signaux négatifs sous l’ère QSI

Alors si on fait dire ce qu’on veut aux chiffres, paraît-il, il y a quand même un sacré paquet d’indice pour se dire que l’accident industriel est possible à la fin de cette saison enclenchée bizarrement pour ceux qui sont allés loin lors du final 8 l’été dernier. Par accident industriel, certains entendront « pas de titre de champion », un avertissement que Verratti prenait très au sérieux à chaud sur Canal après Monaco : « Cette équipe fait un très bon championnat, on le savait, mais ce sont des matchs qu’il faut gagner parce que là on commence à perdre beaucoup d’opportunités pour gagner ce titre. Les autres équipes vont de l’avant, elles ne nous attendent pas ».

De notre côté, on se permettra d’ajouter qu’on commence aussi à se faire du mouron pour le podium, quitte à passer pour des témoins de Jéhovah, alors que Neymar et Di Maria vont bientôt revenir garder les enfants et que le PSG vient quand même d’en coller quatre au Camp Nou. Mais il faut croire que le Barça défend encore moins bien que le Nîmes Olympiques, parce que les deux cadors du championnat qu’on a vu de nos petits yeux conspiratifs au Parc, à savoir l’OL et Monaco, sont venus gagner à la régulière, en attendant le Losc.

« On commence à perdre beaucoup d’opportunités »

En toute objectivité ? La solidité collective de Lille est sans égale sur la durée, et Kovac a fait de Monaco une machine de guerre depuis le début de l’année, le tout sans Golovin et avec un Fabregas en mi-temps thérapeutique. On a bien quelques doutes sur les attaquants lyonnais capables d’en mettre cinq comme de bombarder un hôpital en plein jour, mais les joueurs de Rudi Garcia ont au moins pour eux de se montrer solides contre leurs adversaires directs. On aimerait bien en dire autant du PSG.

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