PSG-Monaco : Kovac voit son équipe « moins forte » que Lille, Paris ou Lyon (quel bluffeur)

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Maripan félicité Tchouaméni après la victoire au Parc des Princes.

Maripan félicité Tchouaméni après la victoire au Parc des Princes. — FRANCK FIFE / AFP
Monaco est la meilleure équipe française en 2021 devant Lille, Paris et Lyon. Niko Kovac a réussi à faire de l’ASM un bloc collectif très difficile à bouger, comme dimanche soir au Parc. L’entraîneur croate estime toutefois que son équipe ne peut pas viser mieux que la quatrième place.

Au Parc des Princes,

Un mea culpa pour commencer. Oui, nous faisons partie de ces gens qui ont pris Niko Kovac pour une brèle après l’octuplé du Bayern la saison passée : comment le gars s’y était pris pour nous faire croire que cette équipe ne valait plus un clou en octobre​, alors que Flick en a fait une bombe humaine pour noël ? C’est le moment de tout retirer. Le sosie de Viggo Mortensen est un « top top top » entraîneur, comme dirait feu Thomas Tuchel.

Le plan parfait sur Mbappé

Une illustration comme une autre dimanche soir. On lui demande pourquoi il a privilégié Disasi à Sidibé pour occuper le côté droit de sa défense à Paris. Masterclass de Kovac qui nous explique dans le détail le plan de la soirée : « Museler Mbappé, museler Mbappé, museler Mbappé »

« C’était très simple. Alex c’est un formidable joueur, même s’il avait moins joué car Guillermo (Maripan) enchaînait les formidables performances, mais on sait que Mbappé est un joueur de classe mondiale, et Axel a montré de réelles capacités pour contrer la vitesse de Mbappé, plus que Djibril [Sidibé] Il a vraiment livré une grosse prestation. Il a joué un grand match avec Aguilar et Dip en soutien pour " annuler " Mbappé, parce qu’on avait décidé de doubler voire de tripler l’aide sur lui ».

Du tableau noir parfaitement réalisé. Mbappé a tout essayé, mais quand il n’avait pas Disasi sur le paletot, c’était Aguilar, positionné un peu plus haut, qui venait fermer le couloir, quand Diop et Fofana l’attendaient à l’intérieur. Conséquence ? Pour la première fois quand il est titulaire avec le PSG, le champion du monde, qui avait toujours cartonné contre son club formateur, n’a pas frappé une seule fois au but.

Au-delà du cas Kylian, on sent une équipe qui presse comme un seul homme, qui coulisse toujours dans le bon tempo, et l’expérience nous invite à penser que l’entraîneur y est pour quelque chose. Comme il y est pour quelque chose dans la progression incroyable du duo Tchouaméni-Fofana, qui a mangé tout cru la doublette adverse au Parc. Commentaire laconique de Kovac : « J’avais regardé le PSG à Barcelone, bien sûr. Mais ce soir, on a parfaitement défendu. C’était compliqué pour le PSG de traverser nos deux lignes compactes ».

25 points sur 27 en 2021

Voilà donc l’ASM assis sur une série formidable de 25 points sur 27 en 2021, mieux que Lille, mieux que Lyon, et bien sûr, mieux que Paris, qui a déjà perdu deux fois depuis janvier. Pour autant, les Monégasques nous font le coup du petit poucet qui est bien content de récupérer les restes :

« Je suis très satisfait de la manière dont on progresse. Mais nous ne sommes pas au même niveau que Paris, Lille et Lyon. L’objectif, c’est de creuser l’écart sur nos poursuivants. Si à la fin du Championnat, il reste quelques matchs à jouer, et qu’on est qualifiés pour les places européennes, on tentera notre chance mais il est trop tôt pour se projeter là-dessus ».

Est-ce que cet homme est sérieux ? On demande confirmation à Loïc Badiashile, impérial toute la soirée malgré la menace Icardi. « Parler de titre, aujourd’hui, ce n’est pas le bon chemin. Le trois de devant ont plus d’expérience que nous. On a une équipe très très jeune, on a perdu des points assez bêtement depuis le début de saison ». Ça commence à remonter loin, pourtant, tout comme ce mois de décembre des enfers à perdre contre tous les gros clients qui passent (Lyon, Lille, Marseille). Quoi d’autre ? Monaco est devenu la première équipe à prendre six points au PSG version QSI sur la même saison depuis le Nancy de Pablo Correa en 2011-2012. Et le premier qui traite l’Urugayen de brèle devra en répondre au tribunal.

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