Procès de l'infirmière Farida : deux mois de prison avec sursis requis

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Les images de son interpellation musclée avaient suscité l'indignation sur les réseaux sociaux. En juin 2020, l'infirmière Farida C. était interpellée pour avoir jeté des projectiles sur les forces de l'ordre en marge d'une manifestation de soignants, à Paris. Dans les images captées par le journaliste de Brut Rémy Buisine, on entendait cette femme en blouse blanche réclamer sa ventoline.

Une femme en blouse blanche, tirée par les cheveux, durant une interpellation, finira évacuée le visage en sang durant la manifestation aux Invalides. Elle réclamera à plusieurs reprises sa Ventoline.

Images issue de mon direct sur @brutofficiel (1H45). #soignantspic.twitter.com/zdxIbTS4Mu

— Remy Buisine (@RemyBuisine) June 16, 2020

Deux mois de prison avec sursis requis

Deux mois de prison avec sursis ont été requis contre Farida, qui comparaissait ce lundi 22 février devant le tribunal de Paris. Le ministère public requiert cette condamnation pour "outrages" (doigt d'honneur) et "violences sans incapacité temporaire de travail" (jets de pierre). En revanche, il demande la relaxe pour les faits de rébellion et d'injures "pas assez caractérisés". Le tribunal rendra sa décision le 3 mai prochain.

Quand j’entends le mot ‘violences’, je ne me reconnais pas. Je ne suis pas quelqu’un de violent. La seule violence que je vis, c’est quand je fuis le regard d’un patient à qui je ne peux pas répondre. Les fins de mois sont difficiles", Farida C. à la barre.

Nous rétablissons la vérité par une vidéo de @BFMTV.
La gentille infirmière, qui avait besoin de sa ventoline, et qui est présentée comme une victime de la #Police!
Elle jetait des projectiles, juste avant son interpellation!
Alors on continue à parler de #PoliceViolence ? pic.twitter.com/z3RoWp5Oak

— Commissaires de Police SICP (@SICPCommissaire) June 16, 2020

L'avocat de Farida demande une relaxe intégrale

"C’est une peine d’avertissement", a prévenu la magistrate qui "ne croit pas" en la capacité de récidive de l’infirmière. "Ce qu’elle a subi, elle a fini par le faire subir aux autres", a également déclaré la  représentante du ministère public. "Mais cette escalade fait toujours une victime expiatoire. Là, les policiers. C’est cette ligne rouge qu’il appartient à la justice de sanctionner."

L’avocat de Farida, Arié Alimi, a quant à lui demandé une relaxe intégrale pour sa cliente. "Quelques bouts de bitume envoyés en l’air ne méritent pas de la prison avec sursis, parce que c’est infamant. Cela mérite une dispense de peine", selon lui.

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