Paris : deux restaurateurs lancent des cosmétiques zéro plastique

Il y a 2 semaines 16

Fermés depuis plus fin octobre, deux restaurateurs Parisiens ont décidé de lancer dans une nouvelle aventure pour échapper blues. Charlie Laloge, patron de la Boissonnière et Guillaume Huntziger, gérant du bar à cocktails « le Distrait », situés rue Poissonnière (IIe), ont conçu une gamme de produits pour la salle de bains (shampoing, dentifrice, déodorant, gel douche et savon) sans plastique vendue sous la marque « Pando. green ».

Une volonté d'aller de l'avant

« L'idée est née il y a un an, juste avant le premier confinement. Quand on a été obligés de fermer une nouvelle fois à l'automne, on a décidé de ne pas rester les bras croisés et nous avons décidé de lancer notre projet écoresponsable auquel nous réfléchissions depuis déjà plusieurs mois », raconte Charlie mû par l'esprit d'entreprenariat et des valeurs écologiques.

De son propre aveu, c'est aussi une façon de ne « pas broyer du noir » face à la crise sanitaire qui s'éternise et empêche la plupart des restaurateurs de travailler. Lors du premier confinement, il avait mobilisé des restaurateurs pour préparer des repas pour les SDF en partenariat avec les Restos du Cœur. Avec ce nouveau projet, il espère « de donner un sens à sa vie et participer, à son échelle, à la préservation de la planète.

« L' idée est née d'un constat simple. Malgré l'existence de solutions alternatives et la prise de conscience générale des défis environnementaux actuels, la majorité des consommateurs utilisent pour les soins quotidiens des produits à usage unique, avec emballage plastique, soit parce que les produits naturels sont jugés moins efficace ou bien que les produits alternatifs vendus sous forme solide ou en vrac sont moins pratiques », poursuit le trentenaire.

Des produits écoresponsables

Pour faire sauter ces freins, les deux associés ont imaginé des flacons en verre, à la fois esthétiques et solides que l'on peut recharger à l'infini et chargé un laboratoire français spécialisé dans les cosmétiques de concevoir des formules « naturelles et efficaces » à partir de plantes, garanties sans pétrole, sans paraben, sans sels d'aluminium, sans perturbateurs endocriniens et qui ne génèrent pas de nanoparticules. Nous en avons retenu 5 sur les 50 élaborées et testées. Elles sont naturelles à 95 % et obtiennent le score de 100/100 sur Yuka car elles ne contiennent aucuns produits controversés », assure Charlie.

Les recharges, fabriquées à base de plantes sont organiques, compostables et biodégradables. Elles contiennent des formules concentrées qui permettent de fabriquer plusieurs produits après avoir ajouté le volume d'eau conseillé. Ainsi, une recharge permet d'obtenir quatre produits classiques et de réduire d'autant les emballages.

« Ce procédé permet d'économiser 5 kilos de plastique par personne et par an et de faire baisser de - 70 % l'empreinte carbone liée à la fabrication et aux transports des produits d'hygiène classiques », se félicitent les deux entrepreneurs.

Une cagnotte en ligne

Côté prix, le tube de dentifrice revient à 5 euros (la recharge qui permet d'en fabriquer 4 est vendue 20 euros), le déodorant 5 euros, le shampoing près de 8 euros. Le gel douche est vendu 9 euros et le savon 8 euros environ. « Nous nous sommes alignés sur les tarifs

Après avoir financé leurs recherches sur leurs fonds propres, les deux restaurateurs ont lancé une campagne de crowdfunding sur la plateforme Ulule. Des réductions pouvant aller jusqu'à 35 % sont réservées aux clients qui commanderont en préventes leurs produits. avant la fin du mois d'avril.

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« Nous croyons à ce projet et nous espérons qu'il perdurera bien au-delà du confinement », confient les deux trentenaires. Si leur gamme rencontre le succès sur Ulule, ils développeront la marque et la commercialiseront sur un e-shop. D'ici là, Charlie espère que la crise sanitaire sera derrière.

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