Nouvelle éco : Carrefour fait le pari d'embaucher des jeunes de la "génération Covid"

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La promesse d'Alexandre Bompard, en décembre 2020, avait suscité un vif intérêt. Le PDG de Carrefour a promis l'embauche de 15 000 jeunes durant l'année 2021, dont "la moitié issus de quartiers défavorisés". Une manière, selon lui, de tendre la main à ce qu'il appelle la "génération Covid".

En Ile-de-France, ce sont déjà près de 1 000 jeunes qui ont été embauchés, en CDI ou en alternance, au sein du géant français de la distribution. Et la région comptera parmi les plus gros viviers de recrutement, confirme ce vendredi à France Bleu Paris Anne-Laure Poquet, directrice de l'emploi, du recrutement et de la mobilité chez Carrefour.

Un quart des recrutements en Île-de-France

"On s'est dit que dans le contexte social actuel on a près de 750 000 jeunes  qui sont sur le marché de l'emploi ; aujourd'hui, en tant que premier employeur privé de France, _cet engagement d'embaucher 15 000 jeunes représente le double de nos embauches habituelles_", souligne Anne-Laure Poquet. "Nos magasins sont très présents sur l'Ile-de-France, et on recrute à peu près un quart de nos effectifs sur cette région", précise-t-elle. 

Cet engagement d'embaucher 15 000 jeunes représente le double de nos embauches habituelles

Selon la directrice du recrutement chez Carrefour, ce recrutement pourra bénéficier à un grand nombre de candidats franciliens. "Aujourd'hui, nous, on va aller chercher un maximum ces candidats qui sont présents dans ces quartiers défavorisés. Il faut savoir que _chez Carrefour on a environ deux tiers de nos magasins qui sont déjà situés dans ces zones_, ces quartiers. C'est assez simple pour nous de savoir si les candidats sont proches de ces zones, on voit durant les entretiens"

Déjà près de 1 000 candidats franciliens recrutés, avec ou sans diplômes

"On favorise un maximum ces jeunes : sur l'Ile-de-France, depuis janvier, on a recruté près de 1 000 jeunes en alternance et en CDI, dont 80% dans nos magasins, 10% dans nos entrepôts, et 10% sur nos sièges", ajoute Anne-Laure Poquet.

Et nul besoin d'avoir de diplômes particuliers. "On fait le pari de cette jeunesse-là, parce qu'on a la chance d'avoir des métiers qui sont accessibles à tous, avec ou sans diplômes. Nous, on est capables de former, on apporte les compétences à nos collaborateurs. On ne cherche pas forcément des jeunes avec diplômes donc c'est un vrai plus. Cette "génération Covid", on peut les aider."

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