Mort de Cédric Chouviat : sa famille dénonce des "propos inadmissibles" tenus par le ministre de l'Intérieur sur France 2

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Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, a affirmé au cours de l'émission "Vous avez la parole" qu'il refusait de "faire le procès avant le procès" des policiers impliqués dans l'interpellation de Cédric Chouviat. 

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Publié le 19/02/2021 20:46 Mis à jour le 19/02/2021 20:46

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Dans une lettre datée du 18 février envoyée au ministre de l'Intérieur, les avocats de la famille de Cédric Chouviat dénoncent "une forme de mépris affiché", par Gérald Darmanin au cours de l'émission "Vous avez la parole", le 11 février sur France 2. Cédric Chouviat est mort étouffé le 5 janvier 2020 au cours d'une interpellation à Paris.

Interrogé sur cette affaire, Gérald Darmanin avait, dans un premier temps, déclaré "s’incliner sur la douleur de cette femme et des enfants", car "la mort d’un homme, c’est toujours un échec", avant d'indiquer qu'il fallait attendre des décisions judiciaires pour prendre une sanction envers les policiers impliqués dans cette interpellation tragique.

Dans cette lettre des avocats au nom de la famille Chouviat, ils réclament "la suspension des policiers mis en cause", dans la mort du père de famille. "D’autres policiers ont été suspendus dans des affaires de moindre gravité et de moindre importance", soutiennent-ils dans ce courrier.

Dans l'émission, à propos des policiers qui n'ont pas été suspendus, Gérald Darmanin a indiqué qu'il n'allait pas "faire le procès avant le procès" et que si la justice "les condamne, ils ne pourront plus porter l’uniforme de la République", parce que "je ne veux pas que la justice se fasse sur les réseaux sociaux, pas seulement sous le coup de l’émotion", même si on "on peut avoir de l’empathie", envers la famille Chouviat, avait martelé Gérald Darmanin.

Mais pour les avocats et la famille, "les images de l’interpellation, les témoignages, l’autopsie… ne laissent ainsi pas le moindre doute sur la responsabilité des fonctionnaires dans la mort de Cédric Chouviat et ce, indépendamment de la question des qualifications qui pourraient être retenues. Que faut-il aujourd’hui de plus ?", s'interrogent-ils dans ce courrier.

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