Le groupuscule d'extrême droite Génération identitaire manifeste à Paris contre son éventuelle dissolution

Il y a 1 semaine 14

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées ce samedi en début d'après-midi à Paris pour protester contre l'éventuelle dissolution du mouvement d'extrême droite radicale Génération identitaire, a constaté une journaliste de l'Agence France presse (AFP) sur place. Cette dissolution a été engagée le 12 février dernier par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. Quelques jours plus tôt, le 26 janvier, il s'était dit "scandalisé" par une opération anti-migrants du groupuscule dans les Pyrénées, le 19 janvier. Ce jour-là, plusieurs militants s'étaient positionné à la frontière entre la France et l'Espagne dans le but d'empêcher l'entrée sur le territoire de migrants.

Cette dissolution est réclamée de longue date par plusieurs associations mais dénoncée par le Rassemblement national (RN) qui y voit "une dangereuse atteinte aux libertés fondamentales". Le ministre a donné 10 jours à l'organisation pour faire valoir ses arguments.

On est chez nous !

"La décision de dissoudre Génération identitaire ne tient pas la route. A aucun moment, ils n'ont violé la loi. C'est de la gesticulation politique", a déclaré à l'AFP Patrick Hays, vice-président de l'Institution Jean-Marie Le Pen en cours de création, sur la place Denfert-Rochereau, dans le 14e arrondissement, bouclée par les forces de police et un service d'ordre très visible. L'entourage du fondateur du Front national (désormais RN) Jean-Marie Le Pen ne sera pas "physiquement présent mais le cœur y est", a fait savoir à l'AFP son entourage, précisant qu'il était représenté par Patrick Hays.

Autour de lui, des manifestants scandaient "On est chez nous !", d'autres brandissaient des pancartes "Dissous car identitaire", alors que certains arboraient des casquettes avec le slogan "Make America Great Again", semblables à celles portées lors de la campagne de Donald Trump aux Etats-Unis. A la tribune, les discours ont "remercié" le polémiste Eric  Zemmour "de défendre nos idées", ainsi que l'ancienne députée FN, Marion Maréchal, et les ex-membres du FN Florian Philippot et Jean Messiha pour avoir témoigné leur soutien.

Contre-manifestation

A la même heure, à moins d'un kilomètre de là, dans le quartier de Montparnasse, une centaine de manifestants étaient rassemblés à l'appel de l'Union syndicale Solidaires Paris notamment, avec pour mot d'ordre la "riposte antifasciste sociale". Ce rassemblement avait été interdit par la préfecture de police au motif que le rassemblement a été déclaré "hors délai". Vers 14h30, la police a demandé aux manifestants de quitter la place. 

"C'est scandaleux d'avoir interdit un pauvre rassemblement pacifique comme le nôtre, il y a plus de forces de l'ordre que de manifestants alors que là-bas les néonazis manifestent tranquillement", a déclaré Karine, 36 ans, qui n'a pas souhaité donner son nom de famille. 

Créé en 2012, Génération identitaire, dont le siège historique est installé à Lyon, revendique 2.800 adhérents mais le nombre de ses militants et sympathisants est plutôt estimé par les spécialistes à 800 tout au plus.

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