L'infirmière interpellée lors d'une manifestation des soignants en juin comparaît devant le tribunal de Paris

Il y a 1 semaine 15

Les images de cette infirmière traînée par les cheveux par des policiers lors d'une manifestation des soignants au mois de juin à Paris avaient suscité la colère. Cette infirmière travaillant à l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif (Val-de-Marne) comparaît ce lundi devant le tribunal de Paris pour "outrages" et "violences sans incapacité temporaire de travail". 

En plein débat sur les violences policières, son arrestation musclée avait notamment fait réagir la gauche. On entend cette femme en blouse blanche réclamer sa ventoline, un médicament utilisé pour traiter l'asthme, dans les images captées par le journaliste de Brut Remy Buisine. 

Une femme en blouse blanche, tirée par les cheveux, durant une interpellation, finira évacuée le visage en sang durant la manifestation aux Invalides. Elle réclamera à plusieurs reprises sa Ventoline.

Images issue de mon direct sur @brutofficiel (1H45). #soignantspic.twitter.com/zdxIbTS4Mu

— Remy Buisine (@RemyBuisine) June 16, 2020

Ces images ont même contraint le gouvernement à monter au créneau, pour défendre l'action des forces de l'ordre. Car dans d'autres vidéos tournées quelques minutes plus tôt, on la voit jeter des projectiles ramassés par terre en direction des forces de l'ordre

Nous rétablissons la vérité par une vidéo de @BFMTV.
La gentille infirmière, qui avait besoin de sa ventoline, et qui est présentée comme une victime de la #Police!
Elle jetait des projectiles, juste avant son interpellation!
Alors on continue à parler de #PoliceViolence ? pic.twitter.com/z3RoWp5Oak

— Commissaires de Police SICP (@SICPCommissaire) June 16, 2020

Lors de son audition, la soignante avait reconnu avoir jeté des cailloux, dénonçant l'usage de gaz lacrymogènes. Son avocat évoque, pour justifier son geste, "la violence subie par l'hôpital, les soignants, les patients" avant et pendant la crise du Covid-19. L'infirmière avait porté plainte à l'inspection générale de la police nationale (IGPN), reprochant aux policiers une arrestation trop violente alors qu'elle ne se débattait pas.

Un appel à manifester devant le tribunal des Batignolles a été lancé par Solidaires et la CGT, qui plaident pour une "totale relaxe".

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