Handball : vainqueur en Ligue des champions, le PSG envisage de changer de coach en fin de saison

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Le PSG s’est imposé ce 23 novembre à domicile contre le champion du Danemark, Gudme, (41-36). Après 7 matchs (6V, 1D), Paris est toujours dans les clous pour aller directement en quarts de finale de la Ligue des champions à l’issue de la phase de poules. Rappelons que les deux premiers du groupe -Veszprem et Paris à cette heure- seront directement qualifiés, les quatre suivants devront passer par de toujours piégeux 8e de finales.

Sans Luka Karabatic (mollet) ni Elohim Prandi (lésion abdominale) mais avec Nikola Karabatic de retour après une commotion cérébrale, le PSG a passé une soirée compliquée (16-16, 30e). Sans aucun joueur connu, le club danois a été plus que vaillant. Pour s’en sortir devant 2708 personnes, Paris s’est beaucoup appuyé sur la collection d’arrêts (17) de son gardien danois Jannick Green.

Mais ce qui bruissait en ce mercredi soir, c’est l’information dévoilée quelques heures plus tôt par l’Équipe affirmant que l’entraîneur Raul Gonzalez ne serait pas conservé à l’issue de la fin de son contrat qui court jusqu’au 30 juin 2023. Le club n’a rien confirmé mais ce serait en effet une très forte probabilité. Arrivé en 2018 pour remplacer Noka Serdarusic, l’entraîneur espagnol vainqueur de la Ligue des champions avec le Vardar Skopje, prolongé en mars 2021 jusqu’au 30 juin 2023, ne devrait pas aller au-delà. « Pour le moment, je suis à Paris, je suis focus sur la saison et rien d’autre ne compte. Je n’ai aucun commentaire à faire » nous a répondu le coach espagnol à la fin de la rencontre. Deux indices appuyent cette tendance.

Premièrement, dans un marché des entraîneurs de hand très fermé, Raul Gonzalez Gutierrez aurait déjà une porte de sortie. Le club hongrois de Szeged va libérer son banc en 2023. Après 10 ans là-bas, Juan Carlos Pastor un ami proche de Gonzalez passera la main. C’est officiel. Des discussions entre ce dernier et le club auraient même déjà commencé. Si cela se confirme, pour l’actuel coach du PSG, il ne s’agirait pas d’un placard. Nouveau riche, Szeged est très ambitieux et veut être un candidat à la victoire en Ligue des champions dans les 5 ans à venir. Et Raul Gonzalez est un des meilleurs coachs du monde.

Deuxièmement, le PSG lorgnerait vers un autre entraîneur ibérique : Xavi Pascual. L’actuel sélectionneur de la Roumanie a dirigé le Barca de 2009 à 2021. Avec Barcelone, il a remporté trois Ligues des champions. Il est un des meilleurs du monde à son poste. Francophile, parlant parfaitement notre langue, il a dirigé Nikola Karabatic en Catalogne de 2013 à 2015. Au moment où le triple champion olympique s’interroge sur la poursuite ou non à donner à sa carrière, la venue prochaine d’un entraîneur qu’il estime et respecte pourrait être un argument de poids. Petit hic néanmoins : l’entraîneur ibérique de 54 ans est en contrat avec Bucarest jusqu’en 2024. Mais il est toujours possible de défaire des contrats.

« Il n’y a pas mieux et c’est un travailleur acharné »

Homme respecté, attachant, discret, fuyant la lumière et tacticien hors pair, Raul Gonzalez Gutierrez fait toujours l’unanimité dans les couloirs de Coubertin : « Depuis qu’il est là, glissait Thierry Omeyer en début de saison, le PSG a gagné plus de 85 % de ses matchs toutes compétitions confondues. Qui dit mieux ? Raul a une constance dans les résultats impressionnante. Il offre une continuité dans le jeu du PSG et au niveau tactique, il est vraiment très, très fort. Il n’y a pas mieux et c’est un travailleur acharné. »

Néanmoins, quand il sera arrivé au bout de son contrat dans 7 mois, le médaillé de bronze aux JO d’Atlanta en 1996 en tant que joueur aura passé 5 ans sur le banc parisien. Quelque soit la section, c’est un bail record sur un banc du PSG depuis le rachat du club par QSI en 2011. Il a tout gagné : quatre titres de champion gagnant tous les matchs en 2021-2022, deux Coupes de France… Tout oui, sauf la Ligue des champions. Il n’est même jamais en finale. A Paris, c’est un manque qui pardonne rarement. La gagnera-t-il enfin en 2023 ? C’est évidemment possible mais cette fois, Paris qui a perdu ses cadres l’été dernier (Hansen, Remili, Gérard..) ne fait pas partie des favoris. Aller soulever le trophée à Cologne à la mi-juin sera encore plus compliqué que d’habitude.

En attendant de savoir si Nikola Karabatic va lui poursuivre ou pas jusqu’en 2024 avec les Jeux en point de mire -cette fois, c’est le joueur qui va décider- Paris semblerait donc vouloir entamer un nouveau cycle. Ca pourrait se faire avec un nouveau staff et sans quelques joueurs actuels comme l’Espagnol Ferran Solé et le géant letton Dainis Kristopans qui arriveront eux aussi en fin de contrat en 2023 et qui pour l’heure n’ont pas (encore) été renouvelés.

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