Génération identitaire manifeste à Paris contre son éventuelle dissolution

Il y a 1 semaine 10
AccueilSociété

Des membres de Génération identitaire ont manifesté à Paris le 20 février 2021.

Des membres de Génération identitaire ont manifesté à Paris le 20 février 2021. — AFP

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées ce samedi en début d’après-midi à Paris pour protester contre l’éventuelle dissolution du mouvement d’extrême droite radicale Génération identitaire, mesure réclamée de longue date par plusieurs associations mais dénoncée par le RN, a constaté une journaliste de l’AFP.

« La décision de dissoudre Génération identitaire ne tient pas la route. A aucun moment, ils n’ont violé la loi. C’est de la gesticulation politique », a déclaré Patrick Hays, vice-président de l’Institution Jean-Marie Le Pen en cours de création, sur la place Denfert-Rochereau, dans le 14e arrondissement, bouclée par les forces de police et un service d’ordre très visible. L’entourage du fondateur du FN (ex-RN) Jean-Marie Le Pen ne sera pas « physiquement présent mais le cœur y est », a fait savoir son entourage, précisant qu’il était représenté par Patrick Hays.

La « riposte antifasciste sociale » à Montparnasse

Autour de lui, des manifestants scandaient « On est chez nous ! », d’autres brandissaient des pancartes « Dissous car identitaire », alors que certains arboraient des casquettes avec le slogan « Make America Great Again », semblables à celles portées lors de la campagne de Donald Trump aux Etats-Unis. A la tribune, les discours ont « remercié » le polémiste Eric Zemmour « de défendre nos idées », ainsi que l’ancienne députée FN, Marion Maréchal, et les ex-membres du FN Florian Philippot et Jean Messiha pour avoir témoigné leur soutien.

A la même heure, à moins d’un kilomètre de là, dans le quartier de Montparnasse, une centaine de manifestants étaient rassemblés à l’appel de l’Union syndicale Solidaires Paris notamment, avec pour mot d’ordre la « riposte antifasciste sociale ».

Ce rassemblement avait été interdit par la préfecture de police au motif que le rassemblement a été déclaré « hors délai ». Vers 14h30, la police a demandé aux manifestants de quitter la place. « C’est scandaleux d’avoir interdit un pauvre rassemblement pacifique comme le nôtre, il y a plus de forces de l’ordre que de manifestants alors que là-bas les néonazis manifestent tranquillement », a déclaré Karine, 36 ans, qui n’a pas souhaité donner son nom de famille.

Lire la Suite de l'Article