Covid-19 : premières injections au vaccinodrome du Stade de France

Il y a 2 semaines 18

Des centaines de Franciliens avaient rendez-vous au Stade de France à Saint-Denis, ce mardi 6 avril. L'emblématique enceinte sportive transformée en centre de vaccination géant, a ouvert ses portes pour réaliser les premières injections de Pfizer et de Moderna contre le Covid-19.

Un mégacentre de vaccination

Dans le salon Chorum, l'une des deux parties du stade aménagées en salle de vaccination, la file d'atente s'allonge de quoi en agacer certains. "Ca fait deux heures que je suis là, il faudrait revoir un peu l'organisation", déclare Fabienne qui vient de recevoir sa première injection. Mais cette habitante de Bois-Colombe (Hauts-de-Seine), âgée de 51 ans et souffrant d'une comobirdité, se réjouit malgré tout de l'ouverture de ce centre. Elle ne trouvait pas de créneau disponible près de chez elle. "En dehors du Stade de France, j'ai regardé sur Doctolib, il n'y avait rien... C'est une très bonne nouvelle donc. Il faut y aller, il faut mettre le paquet si on veut pouvoir ressortir cet été".

 premières injections au vaccinodrome du Stade de FranceCovid-19 : premières injections au vaccinodrome du Stade de France © Radio France - Hajera Mohammad

Des Franciliens hors-cible ont pu se faire vacciner

Plus surprenant, parmi celles et ceux viennent de se faire vacciner, beaucoup n'entrent pas dans la cible des publics prioritaires (les 70 ans et plus ou les personnes à risque) établis par le gouvernement. Comme Alberique, 61 ans et aucun risque de développer une forme grave du Covid. Pourtant, cette Parisienne a pu s'inscrire sur Doctlolib et obtenir un rendez-vous pour recevoir une injection du Moderna. Sur place, aucun médecin, aucun infirmier ne lui a rappelé qu'elle n'était pas prioritaire. Pourtant, pour elle, en théorie, la vaccination ne sera ouverte qu'à partir du 16 avril.

Ahmed, originaire de Montreuil, lui non plus ne souffre d'aucune comorbidité. Àgé de 67 ans, il devrait lui aussi en théorie attendre le 16 avril. D'ailleurs, il s'était inscrit sur une liste d'attente auprès du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis pour espérer avoir un créneau dès cette date. "Mais le département m'a appelé pour me proposer de venir, j'étais surpris, je pensais qu'on m'appellerai seulement pour la mi-avril","Tant mieux car moi j'attendais ça avec impatience. Plus on sera nombreux à vacciner plus vite on sortira de tout ça", ajoute-t-il.

"Faut y aller, faut mettre le paquet, c'est une très bonne nouvelle" - Fabienne, vaccinée contre le Covid-19 au Stade de France

10.000 injections par semaine

Au conseil départemental, on assume, à commencer par son président Stéphane Troussel "S'il y a des créneaux disponibles, alors que flacons ont été ouverts et qu'il y a des personnes à vacciner, nous les appelletrons", affirme l'élu socialiste. Quitte à bousculer donc le calendrier vaccinal établi par l'Agence régionale de santé, qui reste la référence à suivre, rappelle de son côté Florent Vallée, directeur adjoint des opérations à la Croix-Rouge Française, qui gère les injections sur place.

Ce vaccinodrome du Stade de France doit permettre de réaliser 2.000 injections par jour et 10.000 par semaine pour débuter. Il pourrait rester ouvert pendant les six prochains mois. Il accueille le public sur rendez-vous du lundi au samedi de 9 heures à 20 heures. 

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