Bobigny : le secrétaire général départemental CGT 93 a été relaxé par le tribunal de Grande Instance

Il y a 1 semaine 8

Le secrétaire général CGT 93, Hervé Ossant, a été relaxé ce lundi par le tribunal de Grande Instance de Bobigny. 

Le tribunal correctionnel de Bobigny avait refusé de requalifier les faits en "outrage" comme l'avait demandé le parquet lors de l'audience le 8 février. Il était donc accusé de violence sur un policier en octobre 2019 en marge d'un déplacement en Seine-Saint-Denis d'Edouard Philippe alors Premier ministre, une violence que démentait une vidéo, indique Laurence Cambonie, son avocate.

"_Outre la relaxe, le juge a mis en avant le _caractère mensonger des policiers", a déclaré l'avocate qui précise que son client "n'écarte pas l'idée de poursuivre les policiers pour dénonciation calomnieuse".

Une vidéo prouve les mensonges des policiers

Dans son procès verbal, le policier a alors indiqué avoir reçu "une gifle". Un autre collègue avait confirmé cette version.  Mais les images de la scène, versées au dossier, ne montrent pas Hervé Ossant donner une gifle. 

"La lumière est faite et tout cela grâce à une vidéo. Et c'est cette liberté que le gouvernement entend restreindre au travers de lois liberticides. Quant aux mensonges des policiers nous réfléchissons aux suites à donner", a déclaré Hervé Ossant.  

La proposition de loi relative à la "Sécurité globale" a provoqué une crise politique fin novembre, notamment à cause de son article 24 controversé, qui vise à pénaliser la diffusion malveillante de l'image des policiers.

La manifestation était tendue 

L'affaire remonte au 31 octobre 2019.  La CGT avait organisé un rassemblement devant la préfecture de Seine-Saint-Denis pour interpeller Edouard Philippe, alors Premier ministre en déplacement avec plusieurs ministres, pour annoncer une batterie de mesures spécifiques au département.  

La quinzaine de manifestants présents avaient déployé sur le parvis de la préfecture une banderole avec le message "halte à la casse des services publics". Ils avaient alors été repoussés par les forces de l'ordre. En réaction à la charge, le responsable syndical a reconnu, lors de l'audience, avoir fait tomber le calot d'un policier. Il avait été interpellé et placé en garde à vue pendant près de sept heures.  

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