Agression de Kheira Hamraoui : Aminata Diallo remise en liberté sous contrôle judiciaire

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C’est un nouveau rebondissement dans la tortueuse affaire Hamraoui-Diallo. Cinq jours après avoir été mise en examen pour « violences aggravées », « association de malfaiteurs » et incarcérée, Aminata Diallo, ancienne milieu de terrain du PSG, a été remise en liberté par le juge des libertés et de la détention au cours d’un débat différé qui s’est déroulé ce mercredi au tribunal judiciaire de Versailles (Yvelines). Elle a été placée sous contrôle judiciaire avec de multiples obligations dont l’interdiction de quitter le territoire national et d’entrer en contact avec la victime, les autres mis en examen, ses coéquipières et le staff du club. Sollicité, son avocat, Me Mourad Battikh, n’a pas souhaité s’exprimer avant la tenue d’une conférence de presse ce jeudi matin. Ce mercredi soir le parquet a annoncé faire appel.

Après onze mois d’investigations, les enquêteurs de la PJ de Versailles et la juge d’instruction avaient acquis la conviction que la jeune footballeuse de 27 ans avait commandité l’agression à coups de barre de fer de son ex-coéquipière Kheira Hamraoui le 4 novembre 2021, à Chatou (Yvelines), sur fond de rivalité sportive et d’ambition contrariée. En garde à vue, des jeunes originaires de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), soupçonnés d’avoir tendu le violent guet-apens, ont avoué avoir reçu pour mission, contre rétribution financière, de frapper Kheira Hamraoui aux jambes pour l’empêcher de disputer ses prochains matchs. Un contrat de représailles qui aurait transité via un intermédiaire, non identifié à ce jour, agissant lui-même pour le compte d’Aminata Diallo afin que celle-ci soit titularisée en lieu et place de la victime.

Aminata Diallo a une nouvelle fois clamé son innocence

Les déclarations et le comportement d’Aminata Diallo, qui conduisait la voiture qui ramenait ses coéquipières d’une soirée de club, ont par ailleurs fortement interrogé les policiers, autant que des messages échangés avec un intermédiaire sportif proche de joueuses PSG laissant penser qu’elle éprouvait une haine à l’égard de Kheira Hamraoui. « Aminata Diallo (…) avait mis au point en quelques jours un véritable guet-apens afin d’attenter à l’intégrité physique de Kheira Hamraoui dans le but évident de prendre sa place à la fois dans l’effectif parisien mais également au sein de la sélection nationale », ont estimé les enquêteurs dans un rapport.

Mais la remise en liberté d’Aminata Diallo vient aujourd’hui rebattre les cartes de l’enquête. Lors de sa garde à vue et son interrogatoire de première comparution le 16 septembre, Aminata Diallo a une nouvelle fois clamé son innocence et nié toute responsabilité dans l’attaque visant son ex-coéquipière. Elle s’est dite victime d’une entente entre les autres mis en examen visant à l’incriminer pour protéger le véritable cerveau de l’agression. Aucun contact physique ou téléphonique n’a été mis en évidence, à ce stade, entre les suspects de Villeneuve-Saint-Georges et la footballeuse. Une absence de lien brandie par la défense pour réclamer — et obtenir — sa libération.

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